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méditations du Saint Père pour le Carême

 

MEDITATIONS DU SAINT PERE A L'ENTREE DU CARÊME

« Cet itinéraire de repentir et de conversion s’adresse à tous :
que nous nous préparions au baptême,
que nous soyons éloignés de Dieu et de l’Église et
cherchions la réconciliation,
ou bien que nous ayons une vie de foi en communion avec l’Église ».

 

« A la suite du Peuple de Dieu,
nous sommes invités à faire l’expérience de l’attente,
de la purification, de l’épreuve, et aussi de la fidélité de Dieu à ses promesses.
Et nous expérimentons en même temps notre péché, notre égoïsme,
la médiocrité due au sécularisme et au matérialisme,
l’absence de référence à Dieu dans notre vie ».

Le pape a évoqué la lutte spirituelle du carême qui se vainc,
notamment, par la prière:
« Nous sommes appelés à imiter Jésus
qui enseigne à vaincre la tentation.
Car le désert est le lieu du choix spécial de Dieu
et de l’adhésion du Peuple élu.
C’est aussi le lieu du refus de Dieu
en revenant au paganisme et à l’idolâtrie,
préférant un Dieu plus visible.
Jésus va au désert pour prier son Père.
Et il résiste au Malin qui lui propose une voie de pouvoir
et de succès qui n’est pas celle du don total sur la croix.
Nous aussi, nous découvrirons la vérité et
la joie du Salut en vivant l’épreuve avec foi et patience,
en méditant et en mettant en pratique la Parole de Dieu,
et en donnant plus de place à la prière ».

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Le pape recommande « d’harmoniser notre cœur avec le cœur du Christ », afin que le soutien aux autres se traduise en « partage conscient de leurs souffrances et de leurs espérances ». Il faut pour cela « ouvrir les yeux sur les nécessités
d’autrui », dépassant « la dureté de cœur qui rend aveugles à ses souffrances ».

 

Benoît XVI rappelle que le carême invite à réfléchir
sur « le cœur de la vie chrétienne : la charité ».
Il souligne que, de tous temps,
« le témoignage de la charité touche le cœur des hommes de façon particulière ».
L’authenticité de la fidélité à l’Evangile, poursuit-il, se vérifie
« par l’attention et la sollicitude concrète que nous nous efforçons de manifester envers le prochain, surtout envers les plus faibles et marginaux ».

L’attention à l’autre, précise-t-il, implique de désirer pour lui « le bien », sous tous les aspects : « physique, moral et spirituel ». Dans une culture qui semble avoir perdu « le sens du bien et du mal », il faut confirmer « avec force », insiste Benoît XVI, que le « bien existe et qu’il est vainqueur ». En ce sens, vouloir et faire le bien de l’autre, peut être l’occasion d’ouvrir ce dernier à la « logique du bien ».

Le carême, pour rejeter ce qui conduit loin de Dieu

 –  « Sachons rejeter tout ce qui peut nous conduire loin de Dieu »,
demande Benoît XVI aux catholiques francophones,
les invitant au « courage de la  prière ».

Après l’angélus de ce dimanche 26 février,
premier dimanche de carême,
présidée par le pape depuis la fenêtre de son bureau 
Il explique le sens du carême en commentant
l'Evangile des tentations de Jésus au désert.

« Le temps du Carême est exigeant car il nous invite à revenir vers Dieu,
dit le pape.
Jésus après son baptême, au début de sa mission,
est conduit au désert.
Avec Lui, expérimentons ce temps de désert et de solitude ».

C’est pourquoi il invite à ce discernement :
« Sachons rejeter tout ce qui peut nous conduire loin de Dieu et
profitons de ce Carême pour revenir vers Lui ».

Il indique le moyen de la prière et
rappelle le thème de son message
 de carême:
« Prenons avec courage les chemins de la prière.
Redécouvrons l’importance de notre relation à Dieu et
« faisons attention les uns aux autres
pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (He10,24). »

 

Réapprendre le silence
 « Réapprendre le silence, l’ouverture à l’écoute, pour nous ouvrir à l’autre, à la parole de Dieu ». « Les évangiles présentent souvent Jésus, surtout au moment des choix décisifs, se retirant seul dans un lieu à l’écart des foules et de ses disciples pour prier dans le silence et vivre son rapport filial avec Dieu. Le silence est capable de creuser un espace intérieur au plus profond de nous-mêmes, pour y faire habiter Dieu, afin que sa parole demeure en nous, pour que notre amour pour lui s’enracine dans notre esprit et dans notre cœur et anime notre vie ».
« une seconde relation du silence avec la prière » : « Ce n’est pas seulement notre silence qui nous dispose à l’écoute de la Parole de Dieu ; souvent, dans notre prière, nous nous trouvons confrontés au silence de Dieu, nous éprouvons presque un sentiment d’abandon, il nous semble que Dieu ne nous écoute pas et ne nous répond pas. Mais ce silence de Dieu, comme pour Jésus, n’est pas le signe de son absence ».
Le silence de Dieu, pour le connaître
« Le chrétien sait bien que le Seigneur est présent et qu’il écoute, même dans l’obscurité de la douleur, du refus et de la solitude. Jésus donne à ses disciples, et à chacun de nous, l’assurance que Dieu connaît bien nos besoins, dans toutes les situations de notre vie. Il enseigne les disciples : « Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N’allez pas faire comme eux ; car votre Père sait bien ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6, 7-8) ».
« Un cœur attentif, silencieux, ouvert est plus important que beaucoup de paroles. Dieu nous connaît jusqu’à l’intime, mieux que nous-mêmes, et il nous aime : le savoir doit nous suffire »
 

la réparation : que votre oui soit un vrai oui

 

              La réparation au Cœur blessé de Jésus
« Que notre oui soit un vrai oui »
 
 
Quand j’étais petite, mon arrière grand-mère, ma mémère, me fredonnait souvent cette comptine : « une pomme rouge pour mettre à sa bouche, un bouquet de fleurs pour mettre à son cœur, c’est pour moi, c’est pour toi que Jésus est mort en croix. ». C’est pour moi, c’est pour vous, c’est pour nous que Jésus est mort en croix.
 
Cette phrase a hanté toute mon enfance. Quand je regardais les crucifix, je me disais que c’était terrible que Jésus soit mort comme ça, sur une croix, pour moi, pour nous et je me demandais comment lui donner ce bouquet de fleurs pour le remercier, pour le soulager.
 
Quelques années plus tard, en séchant mes cours au collège, j’ai découvert le message de Jésus à Ste Marguerite Marie « voici ce cœur qui a tant aimé les hommes », TANT AIME LES HOMMES …. «Et ces hommes qui font preuve de tant d’indifférence, d’ingratitude à Moi leur Dieu qui s’est fait homme et qui s’est laissé mourir sur une croix…. »
 
J’étais adolescente et je me disais « bon, les apparitions du Sacré Cœur, c’était à l’époque de Louis XIV, les gens n’avaient peut être pas tout compris »
Et puis les années ont passé et ma question est restée là au fond de moi de façon quasi récurrente : Jésus est mort en croix pour moi, ET MOI, et moi ne suis-je pas moi aussi indifférente, aussi ingrate que ceux que Jésus interpellait au temps de Ste Marguerite Marie ?
 
La maturité aidant j’ai d’abord compris, ou je crois avoir compris, qu’à travers le péché originel d’Adam et Ève, l’ordre divin avait été rompu et que Jésus était venu rétablir cet ordre divin entre sa créature et son créateur et que depuis Il n’avait pas cessé de nous faire participer à cette réparation afin que l’harmonie soit rétablie.
 
Alors comment moi, à mon petit niveau, pouvais-je participer à la réparation du Cœur de Jésus sans cesse blessé par nos interminables péchés ? Comment rendre un peu d’amour pour TOUT CET Amour inconditionnel ?
Bien sûr l’Eglise propose des moyens pour cela à travers les sacrements, la confession, la participation quotidienne à la messe, l’adoration… etc.…
Ces moyens sont essentiels bien sûr, indispensables !
Mais là dans ces instants là, quand je me tiens près de Jésus, ne suis-je pas plutôt comme l’apôtre st Jean, blotti sur le cœur de Jésus, n’est ce pas encore moi qui bénéficie de Son Amour, de Sa Miséricorde, de sa Présence ? N’est ce pas encore moi qui reçois alors que je me tiens là près de Lui ?
Mais moi qu’est ce que je fais pour LUI précisément, concrètement ?
Cela fait comme dans nos familles, dans nos communautés, on aime, on aime vrai, on aime large… mais prend-t-on le temps de regarder l’autre en vérité ? Parfois au cours de la journée, on se rend compte que, tiens ce matin, je n’ai pas été très attentif à ce que me disaient mon conjoint, mes enfants, mon frère ou ma sœur de communauté, je ne les ai même pas vus partir, je ne les ai même pas regardés… quand on en prend conscience, on cherche alors à rattraper ce manque d’attention par plus de présence, de gentillesse, on échange des mots, on se demande pardon, bref, on tente de réparer notre manque d’amour par un surcroît d’amour.
 
Pour la réparation au cœur blessé, offensé de Jésus par toutes mes indifférences, mes indélicatesses, par mes péchés, c’est la même chose.
 
J’ai compris qu’il y avait un chemin sûr pour accéder à cette réparation, ce chemin, c’est l’HEURE DE PRESENCE, devenir GARDE D’HONNEUR, c’est être comme Marie au pied de la Croix. Devenir Garde d’honneur, c’est apprendre à réparer le Cœur blessé de Jésus pour tous nos manques de foi, de charité, de patience, d’amour….
Marie, Sa Mère, Co rédemptrice de notre salut grâce à son Fiat, son OUI, nous empresse de lui rendre tout l’amour qu’Il nous a donné ! C’est un cri, une demande d’amour pour Son Fils qui désire nous sauver, nous attirer à Lui !
 
Au début, comme beaucoup d’ailleurs, je me suis jetée tête baissée dans ce désir de prier sans cesse. Après tout j’aime Jésus 24 heures sur 24 ! J’aime Marie tout autant, alors prier ne serait-ce qu’une heure par jour ! Quoi de plus facile !..... Et bien, quelle prétentieuse je faisais !
Car force a été de constater que prier, aimer vrai autant que mon cœur l’aurait voulu, que tout ce que je dis, tout ce que je fais, tout ce que je pense soient PRIERE ne serait-ce que pendant une seule petite heure de la journée ce n’était pas aussi facile que ça ! Vouloir prier cela demande une vraie implication de tout son être. Cela demande notre fiat à nous, notre petit « oui » de tous les instants.
 
Souvent j’ai repensé durant mon temps de prière à la petite voie de Ste Thérèse de Lisieux qui disait qu’on devait aimer même dans les toutes petites choses de la vie courante, cette petite voie, pour moi en tout cas, n’est pas une voie d’accès si simple et si petite que cela à parcourir !
Moi qui prétendais aimer Jésus, prier facilement, je me suis rendue compte qu’aimer avait un prix, j’ai aussi compris que pour admettre la nécessité de la réparation, de la prière, il me fallait admettre que moi-même je blessais Jésus !
 
Et surtout, parallèlement, j’ai compris de prière en prière, que je ne pouvais pas faire l’économie de la souffrance, de la douleur, de l’effort chaque jour répété. La réparation n’a de sens, de valeur que par l’âpreté de l’effort du vouloir aimer.
Toute forme d’amour vrai demande, réclame, suscite le don de soi, il n’y a pas d’amour véritable sans sacrifice, car nous ne sommes jamais à la hauteur de l’amour de l’autre et que nous serons encore moins à la hauteur de l’Amour que Jésus a pour nous. Aimer sans sacrifice, sans douleur, ce n’est pas aimer.
 
Et moi, Geneviève, qu’est ce que mon amour par rapport à l’immensité de l’amour de Jésus pour moi ?
Il m’arrive d’oublier de prier, de m’arrêter et de me poser en pensée, en mouvement pour ne me consacrer qu’à la prière. Moi, prise dans le tourbillon de mes activités, il m’arrive de « poser un lapin à Jésus ». Jésus est là, il m’attend. Mais Jésus est à Gethsémani, il prie pour moi qu’il va racheter au prix de la croix et moi, pendant cette heure, j’ai rejoint les apôtres qui se sont endormis !
 
Quand je me rends compte de mon forfait, de mon infidélité, j’ai plusieurs options :
 
La 1ère, ou je banalise et je me dis que je ferai mieux demain………oui mais voilà, je me connais et si demain c’est pareil !?
C’est donc, pour moi j’entends, une option à risque !
 
2ème option, je m’en rends compte et je mets les bouchées doubles… au risque de m’épuiser ou de faire plus ou moins sérieusement les choses, le trop étant l’ennemi du bien, ce n’est donc pas pour moi non plus.
 
Alors je choisis une autre option, celle de revenir me poser aux pieds de Jésus à la manière de Marie Madeleine, j’implore sa miséricorde pour être relevée par LUI, car Lui m’a aimée le premier et de moi-même je ne peux pas aimer, LUI SEUL peut m’insuffler la force, le désir de l’aimer davantage. Et à la manière de Marie Madeleine, je me tiens aux côtés de Marie, fidèles toutes les deux au Calvaire, se soutenant l’une à l’autre.
 
Ste Thérèse de Lisieux disait : « aimer c’est TOUT DONNER et SE donner SOI MEME ». Se donner soi même !
 
Jusqu’où sommes-nous capables de nous donner par amour, jusqu’où chacun d’entre nous est capable de se hisser un peu plus chaque jour, à force de prières vers l’immensité de l’Amour que Jésus a pour nous, pour chacun d’entre nous ? La réponse est dans le véritable désir de nos âmes et consciences, dans le oui à l’invitation à la  d’être une véritable sentinelle au poste d’amour, près du Cœur de Jésus !
 
Geneviève Vignes, zélatrice
 
 


Année jubilaire du bimillénaire de la naissance de Saint Paul

28 juin 2008 au 29 juin 2009

 
 
Fresque de la Chapelle des Apparitions
(Détail)
71600 – Paray le Monial

 

 

PRIER SANS CESSE
 
 
ÉPITRE DE SAINT PAUL, APÔTRE, AUX THESSALONICIENS.
 
Soyez toujours joyeux, priez sans cesse, rendez grâce en toutes circonstances. Telle est la volonté de Dieu pour vous, dans votre vie avec Jésus Christ.
Ne faites pas obstacle à l’action de l’Esprit ; ne méprisez pas la prophétie. Mais évaluez toutes choses : retenez ce qui est bon et gardez vous de toute forme de mal.
Que Dieu, source de paix, fasse que soyez totalement unis à lui ; qu’il garde toute votre personne, esprit, âme et corps, irréprochable pour le jour où viendra Notre Seigneur Jésus Christ.
Celui qui vous appelle accomplira cela, car il est fidèle.
Frères, priez aussi pour nous.
Saluez tous les frères d’un baiser fraternel.
Je vous en supplie, au nom du Seigneur : lisez cette lettre à tous les frères.
Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous.
 
          (1 Théssaloniciens 5, 16-28)

 

La plus ancienne lettre que nous possédons de saint Paul est cette 1ère épître aux chrétiens de Thessalonique en Macédoine. Paul la signe avec Silvain et Timothée, qui l’ont accompagné dans sa mission d’évangélisation et que les habitants de Thessalonique connaissent. D’où le pluriel : « Frères, priez aussi pour nous. »

Le « nous » n’est pas un pluriel de majesté.
C’est sur ce passage que la lettre se clôt. Il est composé d’exhortations brèves qui se font suite. Elles récapitulent ce que l’Apôtre et ses compagnons ont rappelé aux Théssanoliciens : l’histoire de l’évangélisation de la ville, l’exigence d’amour fraternel entre chrétiens, l’espérance en une vie éternelle.

 

 

« Soyez toujours joyeux » Est il normal d’être toujours joyeux ? Dans les moments difficiles n’aurait-on pas le droit d’être triste ? D’après les Actes des Apôtres, Paul lui-même a dû s’enfuir de Thessalonique avec Silvain en pleine nuit pour échapper à l’hostilité d’un groupe de Juifs particulièrement monté contre lui. Était-il heureux à ce moment là ? C’est peu probable !
Si l’Apôtre invite à la joie constante, c’est qu’il s’agit d’une joie d’une autre nature, qui n’a pas grand rapport avec la simple gaîté ou le contentement du moment. C’est la joie de savoir que le Dieu de l’Évangile est un Dieu d’amour .La vie est belle parce que Dieu nous aime, non parce que le ciel serait tous les jours sans
Nuages. L’amour dont nous sommes aimés est la source d’une joie profonde, qui permet de supporter les pires difficultés sans aigreur. François d’Assise parlait de « la joie parfaite »en évoquant la possibilité que, cheminant avec Frère Léon, il se fasse chasser de plusieurs couvents franciscains en pleine tempête de neige et de vent glacé. Que valent nos petites difficultés, comparées à la joie de savoir le monde sauvé par Jésus, et de s’associer à sa Passion par de modestes épreuves ?
 
          « Priez sans cesse. »Tous les chrétiens n’ont pas choisi la vie contemplative, et même les contemplatifs ne passent pas leur temps dans l’église du monastère ! Paul le premier, actif comme nous le connaissons, faisait dans la journée mille autres choses : voyages, prédication, travail manuel pour gagner sa vie ont composé son quotidien. Lorsqu’il demande de prier sans cesse, il n’a pas en tête que ses destinataires devraient être constamment en prière. Il exhorte plutôt à entretenir en soi une disposition de prière permanente, une attitude globale de disponibilité à Dieu et à l’Esprit, qui permet de vivre les évènements en profondeur au lieu de se laisser effleurer par la vie.
 
           L’attitude priante s’entretient par le silence. A condition de ne pas combler systématiquement les temps morts par de la musique ou par du bruit, l’espace de disponibilité que l’on crée en soi est un lieu que le Dieu vivant ne demande qu’à habiter.
 
           « Rendez grâce en toutes circonstances » Sans doute la louange est-elle la forme la plus haute de la prière. Mais est-elle possible « en toutes circonstances » ? Les psaumes eux-mêmes ont des tonalités variées. S’il y a des psaumes d’action de grâce, d’autres sont des lamentations ou des cris de révolte. La familiarité avec Dieu à laquelle nous sommes appelés mérite que nous lui exprimions notre mécontentement quand il existe. En dehors de cette franchise, il n’y a pas de relation vraie.
 
          Paul ne nie pas la légitimité de la plainte devant Dieu ou de l’appel au secours. Le remerciement est pourtant ce par quoi il faut toujours commencer. Un prêtre de mes amis le disait : « Lorsque vous avez envie de vous lamenter, cherchez les raisons que vous avez de vous réjouir. Il y en a plein. » Après cette reconnaissance, tout peut trouver place, y compris la plainte ; elle est alors une plainte de fils, pas une revendication.
          Qui serais-je pour oser dire à Dieu que les choses devraient être autrement ? Paul écrit dans l’épître aux Romains : «  Qui es-tu donc, toi, homme pour contredire Dieu ? Le vase d’argile demande-t-il à celui qui l’a façonné : « Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? « Le potier peut faire ce qu’il veut avec l’argile : à partir de la même pâte, il peut façonner un vase précieux ou un vase ordinaire «  ( Rm 9, 20-21).
 
           Il y a, dans les trois exhortations par lesquelles s’ouvre le passage, de quoi porter sur la vie un regard autre que celui que l’on est spontanément tenté de porter. C’est souvent à cela que
nous conduit la lecture de la Bible : à convertir notre regard, sans pour autant tomber dans la résignation.
 
          Par là se comprennent les impératifs qui suivent : ne pas faire obstacle à l’action de l’Esprit, ne pas mépriser les messages inspirés, se garder du mal sous toutes ses formes. L’Esprit Saint est vivant et ne cesse de frapper à la porte. Il suffit de ne pas la fermer pour qu’il puisse entrer en nous. En se gardant du mal, on rend possibles toutes les formes du bien qui sont, les unes et les autres, œuvre de l’Esprit. Ce n’est pas pour rien que l’Église a distingué, en les empruntant au prophète Isaïe, sept dons du Saint Esprit : sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété et « crainte de Dieu » (une référence religieuse qui n’est pas la peur).
  
          Être chrétien, c’est d’abord reconnaître que nous recevons la vie d’un autre, pas seulement la vie végétative transmise par nos parents, mais aussi la vie spirituelle, celle qui nous nourrit en permanence et nous permet d’agir de façon fidèle à l’Évangile. La joie et l’action de grâce en sont la toile de fond. Elles donnent le climat de toute activité engagée sous l’impulsion de l’Esprit, activité qui, elle aussi, est prière.

 

 

 

Donne-nous, Seigneur, de t’être entièrement unis ; c’est ainsi que nous recevrons ta paix.

          En reconnaissant ce qui nous vient de toi, nous ne pouvons qu’être dans la joie et l’action de grâces, quelles que soient les difficultés du moment.
 
          Ton Esprit ne demande qu’à habiter en nous ; accorde nous de lui laisser toute la place afin qu’il inspire nos actions.
Toute notre personne, esprit, âme et corps, pourra alors agir selon ta volonté et faire de sa vie une prière qui rejoint celle de ton Fils Jésus, le fidèle entre les fidèles, dont la lumière nous éclaire déjà et que nous sommes appelés à rencontrer en pleine clarté au terme de notre existence terrestre.
 
 
Source     Collection : Prier 15 jours.
‘’Avec SAINT PAUL’’ par Michel Quesnel    Nouvelle cité.
  
 
 
 

 

La vie en Dieu de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny

 Rappelons que Mère Marie de Jésus fut, jeune fille, la première Zélatrice de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur.

 
 
Extrait d’une Méditation du Père Lucchesi, Directeur Général de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur, Heure de Présence au Cœur de Jésus. Cet extrait est tiré de son livre intitulé MARIE DE JÉSUS DELUIL MARTINY, paru dans la Collection PRIER 15 JOURS avec … NOUVELLE CITE.
 
Extraits………………………...
 
La vie en Dieu de Marie de Jésus repose sur une triple conviction.
 
 
Premièrement, le Bon Dieu nous a créés pour une existence impérissable comme l’exprime bien le livre de la Sagesse : « Car Dieu n’a pas fait la mort, il ne prend pas plaisir à la perte des vivants. Il a tout créé pour l’être ; les créatures du monde sont salutaires, en elles, il n’est aucun poison de mort, car l’Hadès ne règne pas sur la terre ; car la justice est immortelle » (Sg 1, 13-15)
 
La foi judéo chrétienne tient que lorsqu’une personne décède. Dieu ne peut pas en être la cause. Que serait la bonté divine, s’il voulait qu’un tel meure d’une maladie, de vieillesse ou d’un accident, et pire encore s’il prenait plaisir à cela ? Mais alors pourquoi la mort ? La suite du livre de la Sagesse nous le révèle. « Oui, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il en fait un usage de sa propre nature ; et c’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l’expérience, ceux qui lui appartiennent ! » ‘(Sg 2,23-24) Le diable dont l’action consiste à semer la mort moyennant la division en nous même, entre nous et avec Dieu, ne peut pas supporter que l’être humain soit porteur de l’empreinte divine qui le rend capable de rentrer en communication avec Dieu et de jouir de cette béatitude de vie.
 
 
Deuxièmement, Mère Marie de Jésus est convaincue que seule la générosité de Notre Seigneur Jésus Christ peut définitivement bouleverser la loi de la mort en la faisant exploser de l’intérieur par la puissance de la charité, selon l’admirable expression de l’apôtre Paul : »Lui, qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté (2 Co 8,9) La libéralité de notre Dieu est telle qu’en nous envoyant son Fils unique parmi nous, celui-ci ne retienne pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, prenant la condition d’esclave, s’humiliant dans l’obéissance à mourir sur une croix (Ph2 6-8). Du cœur de cette pauvreté extrême, l’Amour va dire son mot ultime : Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ! Ainsi, comme elle l’écrit, sommes-nous « les enfants de la Plaie du Coeur de Jésus… Mais le Sang et l’Eau ne vont pas sans plaie » (L 36).
Oui, Père, pardonne c'est-à-dire, donne par delà cette ignorance qu’est le voile du péché ; manifeste l’Amour dont la mesure est d’aimer sans mesure, et toi chrétien, vois s’il est plus grand amour que de donner sa propre vie pour ses amis ! C’est pourquoi, le crucifix avec le Crucifié restera toujours dans nos églises et à la croisée de nos chemins, le signe le plus admirable d’un tel mystère de puissance d’Amour ; non pas un signe d’un dolorisme macabre, mais le symbole de ce que seul l’anéantissement libre et amoureux pour réparer pour la plus grande gloire de Dieu.
 
 
Troisièmement, le salut opéré par l’unique médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus, est l’œuvre même de Dieu « Je t’ai glorifié sur la terre, en menant à bonne fin l’œuvre que tu m’as donné de faire » (Jn 17,4) ; A partir de cette vérité évangélique, Marie est convaincue que la foi consiste à travailler à cette œuvre, en se conformant totalement et pleinement au Christ, selon ses propres paroles «  ils lui dirent alors ‘Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? ‘ Jésus leur répondit « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyez en Celui qu’il a envoyé » (Jn 6 28s). La vierge Marie est la première à l’avoir intégralement vécue. C’est la raison pour laquelle en fondant les Filles du Cœur de Jésus, en 1873, à Berchem(Belgique), âgée de 32 ans, Marie de Jésus trouvera dans l’union des Cœurs de Jésus et de la Vierge, le modèle de la vie chrétienne, le modèle du sacerdoce marial, du sacerdoce baptismal.
Marie de Jésus trouvera dans l’Eucharistie et son adoration le lieu précieux qui l’animera avec ses Filles bien-aimées, jusqu’au bout du don total. Elle-même l’a vécu, lorsque cinq ans après avoir fondé le couvent de la Servianne à Marseille, et alors que le jardinier, anarchiste, lui tirera dessus à bout portant, elle tombera et mourra le 27 Février 1884, prononçant ses dernières paroles «  Je lui pardonne … pour l’Œuvre… pour l’Œuvre… »
 
Que Marie de Jésus nous soutienne dans notre recherche de conformité à Notre Seigneur Jésus Christ.



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Saint du jour
Samedi 20 Octobre
Fête du jour : Adeline
Réflexion journalière
« Tirer une parole...la garder dans son coeur »

Le Seigneur va me venir en aide, c’est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre.
Is 50, 7
Actualité du moment


Ô Notre Dame du

très saint Rosaire,

voyez notre misère.

Nous sommes courbés

 sous le poids de nos péchés.

Nous vous confions

toutes nos actions,

toutes nos souffrances,

toutes nos espérances.

Ô Notre Dame

du très saint Rosaire,

daignez nous réconforter,

nous assister.

Intercédez auprès

de votre Fils,

Reine du ciel et de la terre.

Vierge Marie

toute couronnée de gloire,

conduisez-nous

selon la volonté

 de Dieu tout puissant,

sur le chemin qui mène

à la gloire de votre divin Fils.

Amen. 

28 octobre 1825
naissance de notre 
fondatrice
Soeur Marie du 
Sacré Coeur Bernaud